Chronique de lecture: Phobos tome 1 de Victor Dixen

  • Auteur : Victor Dixen
  • Nombre de pages: 448 pages
  • Editeur : Robert Laffont  
  • Collection: R
  • Date de 1ère parution: 11 juin 2015
  • Saga: Phobos
  • Prix format broché: 17,9 euros








Présentation de l'éditeur:
Six prétendantes.
Six prétendants.
Six minutes pour se rencontrer.
L'éternité pour s'aimer.

Il veulent marquer l'Histoire avec un grand H.
 

Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d'un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l'oeil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l'émission de speed-dating la plus folle de l'Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars.

Elle veut trouver l'amour avec un grand A.

Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l'une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l'amour. Elle a signé pour un aller sans retour...

Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.

Le premier tome de la nouvelle série de Victor Dixen, double lauréat du Grand Prix de l'Imaginaire.


MON AVIS: 

L’histoire d’une lecture pour moi, est souvent l’histoire d’une rencontre, d’un conseil ou parfois, d’une association d’idée.
Après avoir lu la quatrième de couv, cela m’a évoqué Seul sur mars avec Matt Damon.
Et l’idée de me replonger dans un cadre avec la planète rouge m’a tout de suite enchantée.



Phobos est l’histoire d’une mission de colonisation vers Mars.


Dans le monde dystopique présenté dans l’œuvre, la NASA a été rachetée par Atlas société privée.
Ces derniers ont décidé d’envoyer des pionniers afin de coloniser mars.
Tout est mis en scène et sous les feux des projecteurs, car le trajet, n’est rien d’autre qu’un « vaisseau-story », où speed-dating ponctuent les journées de voyage vers Mars.

La société Atlas, par l’intermédiaire du programme Genesis orchestre les rencontres des 12 pionniers, afin d’en faire les 6 premiers couples vivant sur mars.

~~~


En débutant le livre, j’étais loin de me douter que ce serait en grande partie un huis clos, car même si je ne déteste pas le genre, je n’en suis pas fan.
Mais surtout parce qu’à mon sens, c’est un genre qui ne supporte par le médiocre.

Tout dans le récit doit être d’une grande justesse, tant l’intrigue comme les personnages, car le cadre est souvent très limité, et doit avoir un rôle très secondaire, à mes yeux.

Et lorsqu’on débute la lecture, au bout d’à peine quelques pages, nous sommes mis dans la confidence de l’issue dramatique qui attend nos « futurs colonisateurs » de mars.


Et pourtant, tout le génie de l’écriture de Victor Dixen réside là, sur cette intrigue.
J’ai adoré la façon dont Dixen mène la danse, certes l’intrigue est dévoilée pour nous, mais bien évidemment mais pas pour nos participants…


Ainsi intrigues, secrets ont la part belle dans cette épopée, et vont crescendo.
Jusqu’à faire virer paranoïaque nos participants.

Cet enfermement permet de faire ressortir le meilleur, mais surtout le pire de l’être humain.
Et la diffusion de tout ce microcosme, nous rappelle combien notre société est friande de tout ce voyeurisme.


Les personnages de différentes nationalités sont nombreux, mais il est rapidement aisé de se familiariser avec eux (les avantages du huis-clos).


Tous ont un point commun, que l’histoire nous fera découvrir, et même s’il n’est pas évident de s’identifier à l’un d’entre eux, les caractères bien trempés de chacun, en font des identités remarquables.
Et il m’a été impossible de ne pas éprouver de sentiments, ne serait ce que de la haine, ou simplement de la peine.

Je ne vais pas vous les décrire, mais vous inviter exhorter à les découvrir.


Pour finir j’avais envie de vous parler de tous les petits à côtés qui ont fini de me convaincre que c’était un livre génial.


Tout d’abord, les schémas qui nous permettent de visualiser la navette de nos participants, mais aussi ces didascalies en début de chapitres, qui nous immergent comme si nous étions des téléspectateurs de ce programme de notre lecture.


L’immersion dans ce monde télévisuel a été totale, l’intrigue est fabuleuse, les personnages sont léchés.




Il s’agit clairement d’un coup de cœur (le premier de l’année)
Et pour finir, comme à chaque fois que j’ai un coup de cœur, je ne peux m’empêcher de penser qu’une adaptation cinématographique serait fabuleuse.

Commentaires

Articles les plus consultés